Le Gouvernement devrait-il rembourser les investisseurs floués par Vincent Lacrois (Norbourg)?

Non.

Ce matin, Salut-Bonjour à TVA demandait aux téléspectateurs s’ils croyaient que le Gouvernement devrait rembourser les investisseurs floués par Vincent Lacroix.

Je crois que non, et j’espère que le Gouvernement ne cèdera pas à la pression.  Pourquoi non? parce que, lorsqu’on investit de l’argent, deux choix opposés se présentent: le rendement, ou la sécurité.  Les gens qui investissent la majeure partie de leur argent à la bourse préfèrent le rendement à la sécurité.

Donc peu importe l’âge de l’épargnant, s’il place son argent à la bourse, il risque de perdre.  Par contre, s’il achète des obligations d’épargne du Canada, leur argent sera en sécurité, mais à un taux de rendement inférieur.

Ça fait donc partie de la game.  Les investisseurs de Norbourg ont choisi d’avoir un bon rendement.  Certains ont perdu l’intégralité de leur fond de retraite, tant pis pour eux.  Il faut diversifier ses investissements pour s’assurer d’un bon rendement, et d’avoir de l’argent à la retraite.

Si je donne mon argent à quelqu’un qui me promet la lune, je risque d’y gagner beaucoup, mais je peux aussi tout perdre.  Et là, le Gouvernement ne me remboursera pas…

Récession: le PQ est-il bien placé?

Un excellent article de Michel C Auger ce matin, dans les blogues de Radio-Canada.  Il fait une analyse des Partis politiques au Québec, et de leur attitude face à l’économie en général.

Qu’arriverait-il si le Canada et le Québec étaient en récession économique à cause des États-Unis?  Est-ce que Jean Charest pourrait nous diriger adéquatement? est-ce que plutôt les priorités identitaires du PQ et de Pauline Marois seraient celles de tous les citoyens? et l’ADQ, sans expérience?

Il semble selon lui, que le Parti Libéral du Québec ne pourrait être tenu responsable d’une récession au Québec.  Il a été prévoyant, et son programme économique est assez bien ficelé pour y faire face.

Du côté du Parti Québécois, il semble que les priorités sont… ailleurs.  L’économie ne va pas trop à Pauline Marois (depuis le scandale de la Gaspésia, par exemple).  Plutôt, elle cherche à calmer ses membres en les faisant rêver de souveraineté.  Peut-être nous diront-ils que la souveraineté du Québec nous mettrait à l’abri d’une récession Nord-Américaine!